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Erreur 0xc0000221 : fichier système endommagé, les solutions

Le code 0xc0000221 signifie qu’un pilote ou une bibliothèque du système ne correspond plus à sa propre somme de contrôle : le fichier a été modifié, tronqué ou mal relu. Microsoft le nomme STATUS_IMAGE_CHECKSUM_MISMATCH, et le message d’erreur affiche presque toujours le chemin exact du fichier fautif, ce qui donne le point de départ du diagnostic.

Points clés

  • Le contrôle qui échoue est celui de l’en-tête du fichier : la somme de contrôle lue ne correspond pas à celle attendue.
  • Microsoft cite quatre familles de causes : pilote ou fichier système endommagé, erreur de disque, mémoire vive défectueuse, fichier d’échange corrompu.
  • Deux outils couvrent l’essentiel des cas logiciels : sfc /scannow et DISM /Cleanup-Image /RestoreHealth.
  • Le message nomme un fichier, souvent \Windows\system32\ntoskrnl.exe ou un pilote en .sys. Ce nom oriente tout le reste.
  • Les solutions non destructives passent en premier. La réinstallation reste le dernier recours, et Microsoft la place bien après le contrôle du disque et de la mémoire.

Ce que le système vérifie exactement

Chaque exécutable Windows, pilote comme bibliothèque, porte dans son en-tête une valeur calculée sur son contenu. Au chargement, le noyau recalcule cette valeur et la compare. Si l’écart existe, il refuse de charger l’image plutôt que d’exécuter du code potentiellement altéré, et lève le code d’arrêt 0xc0000221. C’est une mesure de sécurité, pas un caprice.

Deux conséquences pratiques. D’abord, rien n’est forcément détruit : une seule relecture ratée par un support fatigué produit le même verdict qu’une corruption réelle. Ensuite, un contenu parfaitement intact peut déclencher l’arrêt si la mémoire vive l’altère pendant le chargement. Le code décrit un symptôme, il ne désigne pas le coupable.

Schema du controle de somme qui echoue et declenche l'arret 0xc0000221 au chargement d'un pilote
L’arret 0xc0000221 tombe quand la somme de controle recalculee ne correspond plus.

Les causes que Microsoft documente

La fiche officielle du contrôle de bogue est précise. L’arrêt résulte d’un problème sérieux dans un pilote ou un composant du système, dont l’en-tête ne correspond plus à la somme attendue. Il peut aussi venir d’un défaut matériel sur le chemin d’entrée-sortie : erreur du support de stockage, mémoire fautive, ou fichier d’échange endommagé.

  • Pilote tiers récemment installé. Un paquet téléchargé incomplet, ou un pilote modifié par un utilitaire d’optimisation, arrive en tête des causes courantes.
  • Secteurs défectueux. Le fichier est correct mais illisible. C’est le cas le plus fréquent sur les disques mécaniques anciens.
  • Barrette de mémoire vive instable. Elle produit des erreurs erratiques : le code change d’un démarrage à l’autre, le fichier nommé aussi.
  • Mise à jour interrompue. Une coupure pendant l’écriture d’un composant laisse un fichier de la bonne taille mais au contenu partiel.
  • Logiciel malveillant. Microsoft recommande explicitement une analyse antivirus incluant le secteur d’amorçage maître.
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Commencez par lire le nom du fichier

Le message d’erreur au démarrage affiche une ligne « File: » suivie d’un chemin. Sur les machines virtuelles comme sur les postes physiques, Microsoft documente le cas \Windows\system32\ntoskrnl.exe avec le statut 0xc0000221 et la mention que le noyau est manquant ou contient des erreurs. Dans ce cas de figure, la cause donnée est une corruption du système de fichiers, et le premier outil est le vérificateur de fichiers système.

Si le fichier nommé se termine par .sys, le diagnostic est plus simple : c’est un pilote, et il est identifiable. Si le fichier est une bibliothèque en .dll, la piste rejoint celle des bibliothèques manquantes ou endommagées au démarrage. Notez le nom complet avant de redémarrer, il ne s’affiche pas toujours au passage suivant.

Solution 1 : réparer les fichiers système en ligne

Si Windows démarre encore, même en mode sans échec, l’outil de réparation intégré fait le travail. Ouvrez une invite de commandes en administrateur et lancez :

sfc /scannow

Le balayage compare tous les éléments protégés à la copie de référence du magasin de composants et remplace ceux qui ne correspondent pas. Comptez dix à quarante minutes. Quand l’outil signale des éléments endommagés qu’il ne parvient pas à réparer, c’est le magasin de référence lui-même qui est atteint, et la suite se joue avec DISM.

Solution 2 : reconstruire le magasin de composants

DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth

Elle vérifie l’image du système et retélécharge les composants défaillants depuis Windows Update, donc elle a besoin d’une connexion. Sans accès réseau, ou quand le service de mise à jour est lui-même en échec, le support d’installation sert de source locale :

DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth /Source:D:\sources\install.wim /LimitAccess

Le paramètre /LimitAccess empêche un retour vers Windows Update. Enchaînez ensuite un second sfc /scannow : le magasin est réparé d’abord, les éléments en service ensuite. L’ordre compte.

Solution 3 : la même réparation hors ligne

Si le système ne démarre plus du tout, les deux commandes fonctionnent hors ligne, à condition de leur indiquer où chercher. Démarrez sur le support d’installation, ouvrez l’invite de commandes des options avancées, listez les volumes avec diskpart puis list volume, et adaptez les lettres :

sfc /scannow /offbootdir=C:\ /offwindir=D:\Windows
dism /image:D:\ /cleanup-image /restorehealth /source:E:\sources\install.wim

La lettre du volume Windows en récupération n’est presque jamais C:. Une commande lancée sur la mauvaise lettre renvoie un message rassurant sans avoir rien réparé. Les commandes utiles dans cet environnement sont réunies dans notre article sur l’invite de commandes en mode récupération.

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Solution 4 : contrôler le disque

Microsoft place le contrôle du support au même niveau que la réparation logicielle, et pour une bonne raison : ce qui est réécrit sur un secteur défectueux ne tient pas dans le temps. La commande officielle détecte et corrige la corruption structurelle du volume.

chkdsk C: /f /r

L’option /f corrige les erreurs, /r localise les secteurs défectueux et récupère les informations lisibles, et inclut déjà les effets de /f. Sur la partition système, l’analyse ne peut pas se faire à chaud : Windows la programme au redémarrage suivant. Comptez plusieurs heures sur un disque mécanique de grande capacité. Le volet graphique existe aussi, dans les propriétés du lecteur, onglet Outils, bouton Vérifier.

Si chkdsk trouve des secteurs défectueux en quantité, la réparation logicielle devient un pansement. Sauvegardez et remplacez le support.

Solution 5 : tester la mémoire vive

Une barrette instable produit exactement ce symptôme, sans laisser de trace sur le disque. L’outil intégré se lance avec mdsched.exe depuis la boîte Exécuter, puis redémarre la machine pour tester la mémoire avant le chargement de Windows. Le résultat n’apparaît pas toujours à l’ouverture de session : il est écrit dans l’Observateur d’événements, journaux Windows, Système, sous la source MemoryDiagnostics-Results.

Sur une machine à plusieurs barrettes, la méthode manuelle reste la plus fiable : démarrer avec une seule barrette, puis alterner. Si le symptôme disparaît avec une configuration et revient avec l’autre, le diagnostic est fait.

Solution 6 : le pilote nommé et le micrologiciel

Quand le message pointe un pilote tiers, démarrez en mode sans échec et traitez ce pilote directement : désinstallation depuis le Gestionnaire de périphériques, puis réinstallation du paquet officiel téléchargé sur le site du fabricant du matériel. Évitez les utilitaires de mise à jour automatique de pilotes, qui sont la source d’une partie de ces corruptions.

Microsoft ajoute deux vérifications côté matériel : la disponibilité d’une mise à jour du micrologiciel de la carte mère, et la désactivation de la mise en cache mémoire dans les paramètres du micrologiciel. Cette seconde option, présente sous des noms variables selon les fabricants, résout certains cas où la mémoire est saine mais mal exploitée.

Solution 7 : réparation en place, puis réinstallation

Si les six étapes précédentes ne changent rien, il reste la réinstallation par-dessus l’existant. Microsoft la décrit comme une opération qui conserve les paramètres et la configuration, mais qui remplace tous les composants du système. Elle se lance avec setup.exe depuis le support d’installation, dans un Windows qui démarre au moins partiellement.

Quand même cela échoue, la dernière étape officielle est la réinstallation complète suivie d’une restauration depuis une sauvegarde. Sortez les données avant : l’invite de commandes hors ligne permet de copier les dossiers utilisateurs vers un support externe.

Analyser le poste et vérifier son état

Deux vérifications rapides valent la peine avant les méthodes lourdes. Microsoft recommande d’exécuter une analyse antivirus complète, en s’assurant que le programme analyse aussi le secteur d’amorçage maître : un virus qui infecte cette zone produit des corruptions de fichiers que SFC répare puis qui reviennent. Sur un poste qui démarre, l’analyse hors ligne de Microsoft Defender, disponible dans les options de la Sécurité Windows, travaille avant le chargement de Windows et repère ce que l’analyse classique manque.

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Ensuite, l’état des mises à jour. Ouvrez les Paramètres, page Windows Update, et vérifiez la version installée puis l’historique : un téléchargement qui a échoué plusieurs fois de suite signale un magasin de composants déjà abîmé, ce qui oriente vers DISM plutôt que vers le matériel. Les entrées en échec sont listées avec leur numéro de correctif, à récupérer au besoin dans le catalogue Microsoft Update.

Quand le code revient sans arrêt

Un 0xc0000221 qui réapparaît après réparation raconte autre chose qu’une corruption isolée.

  • Le fichier nommé change à chaque démarrage : cherchez du côté de la mémoire vive ou de l’alimentation, pas du fichier.
  • Le code alterne avec d’autres arrêts, par exemple UNMOUNTABLE_BOOT_VOLUME : le volume système est en cause, et le diagnostic passe par le disque.
  • L’erreur suit chaque mise à jour cumulative : le magasin de composants reste abîmé malgré DISM, et la réparation en place devient la voie raisonnable.
  • Le code apparaît après un écran bleu classique : reprenez le diagnostic par le guide des écrans bleus par code d’arrêt, qui recense les causes par famille.

Questions fréquentes

0xc0000221 est-il un problème logiciel ou matériel ?

Les deux sont possibles, et c’est ce qui rend l’arrêt déroutant. Un composant réellement altéré se répare avec SFC et DISM. Une mémoire fautive ou un support qui perd des secteurs produisent le même message sans rien à réparer côté logiciel. Le test mémoire et le contrôle du volume tranchent.

Faut-il lancer SFC ou DISM en premier ?

SFC d’abord, s’il réussit. S’il signale des fichiers endommagés qu’il ne peut pas réparer, alors DISM puis SFC à nouveau. DISM répare la source de référence, SFC répare les fichiers en service à partir de cette source.

Un antivirus peut-il causer cette erreur ?

Un pilote de filtrage mal installé, oui. C’est une des raisons pour lesquelles le mode sans échec est utile : il ne charge pas ces pilotes, et si le système démarre correctement dans ce mode, la piste logicielle se confirme.

Combien de temps prend chkdsk /f /r ?

De trente minutes sur un SSD peu rempli à plus de six heures sur un support mécanique de plusieurs téraoctets. Le balayage ne doit pas être interrompu : sur un portable, branchez l’alimentation avant de le lancer.

Peut-on perdre ses fichiers en réparant ?

SFC, DISM et le test mémoire ne touchent pas aux documents. chkdsk /r déplace des données depuis des secteurs défectueux et peut, dans de rares cas, laisser des fichiers tronqués. La sauvegarde avant réparation reste la bonne habitude, surtout si le disque est déjà suspect.

Photo d’en-tête : barrettes de mémoire vive DDR4, par Bretwa, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons. La mémoire est l’une des quatre causes documentées de ce code, pas la seule.
Sources : Microsoft Learn, contrôle de bogue 0xC0000221 STATUS_IMAGE_CHECKSUM_MISMATCH · Microsoft Learn, erreur de démarrage Windows 0xc0000221 · Microsoft, vérificateur des fichiers système · Microsoft Learn, réparer une image Windows avec DISM · Microsoft Learn, commande chkdsk

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