Votre ordinateur vient de vous afficher un fichier .dat venu de nulle part ? Ou alors c’est ce fameux winmail.dat qui débarque en pièce jointe d’un e-mail ?
Pas de panique. On va voir ensemble à quoi ça sert, comment l’ouvrir sans tout casser, et surtout si ce type de fichier peut être dangereux pour votre ordinateur.
Qu’est-ce qu’un fichier .dat ?
Un fichier .dat, c’est le couteau suisse du monde informatique. Derrière cette extension de fichier générique se cache une multitude de données différentes : texte, images cachées, données binaires, voire même des vidéos ou du code réservé à une application spécifique. Bref, c’est la boîte noire par excellence : impossible de savoir ce qu’il contient sans l’ouvrir.
Chaque programme associé peut donner un sens différent au fichier .dat. Certains logiciels s’en servent pour les préférences utilisateur, d’autres pour sauvegarder l’avancement dans un jeu ou cacher des paramètres internes. Mais voilà, si vous ne savez pas quel logiciel a généré ce fichier de données, deviner son contenu relève souvent du pur hasard.
Les différents usages du fichier .dat
On croise des fichiers de données avec l’extension .dat partout où des programmes manipulent des informations. Ils servent aussi bien dans des applications sérieuses que dans des jeux vidéo ou des outils multimédias.
Lorsque vous parcourez votre disque dur sous Windows, il se peut également que certains fichiers systèmes mystérieux attirent votre attention, comme le fichier pagefile.sys, dont le rôle diffère nettement de celui d’un simple .dat. Pour comprendre à quoi sert pagefile.sys, renseignez-vous avant toute tentative de suppression afin d’éviter des conséquences sur les performances de votre système.
Pièce jointe e-mail, winmail.dat et casse-tête quotidien
Impossible de passer à côté du célèbre winmail.dat ! Ce fichier est un conteneur TNEF (Transport Neutral Encapsulation Format) généré surtout par Microsoft Outlook lorsque l’expéditeur envoie le message en Rich Text Format (RTF). Les pièces jointes et la mise en forme y sont encapsulées ; si votre client mail ne comprend pas le TNEF, il n’affiche qu’un winmail.dat, ce qui prête à confusion même si les pièces jointes sont bien présentes.
Résultat : vous ne voyez pas les pièces jointes tant que vous ne décapsulez pas le TNEF. Deux options : demander à l’expéditeur de renvoyer le message en HTML ou en texte brut (désactiver RTF dans Outlook), ou utiliser un outil de décodage TNEF/winmail.dat pour extraire les pièces jointes. L’accès via un webmail compatible peut aussi afficher correctement les fichiers.
Quand le .dat cache vidéo, audio ou données multimédia
Certains logiciels stockent des médias (audio/vidéo) ou des ressources internes dans des fichiers .dat pour leurs besoins propres. Ce n’est pas une règle générale : la structure du .dat dépend complètement du programme qui l’a créé.
Méfiez-vous du simple renommage de l’extension : cela ne change pas le contenu du fichier et ne fonctionne que si vous avez déjà identifié son véritable format. Préférez d’abord un outil d’identification puis, si le format est confirmé, renommez l’extension en conséquence.
Comment ouvrir un fichier .dat sans prise de tête ?
Face à un fichier .dat, on commence par réfléchir à sa provenance. Ça évite d’ouvrir n’importe quoi et de transformer son PC en machine à surprises.
Sur Windows 10 ou 11, un clic droit → Propriétés indique surtout le type et l’application par défaut (S’ouvre avec), pas forcément le logiciel d’origine.
Fiez-vous aussi à l’emplacement (dossier d’une application, téléchargements d’un navigateur, etc.) et, si vous avez une piste, essayez Ouvrir avec… en sélectionnant explicitement l’application concernée.
Test d’ouverture avec Notepad ou éditeur de texte
Premier réflexe : ouvrez le fichier .dat avec Bloc-notes. Faites un clic droit, sélectionnez ‘Ouvrir avec’, puis ‘Bloc-notes’. Si le contenu est lisible, bravo, c’est du texte ! Si c’est une suite illisible de symboles, il s’agit probablement de données binaires – refermez vite avant d’avoir mal aux yeux.

Ce test permet rapidement de distinguer un fichier texte d’un fichier codé pour une application précise, sans risque.
Sur macOS ou Linux, la commande file
permet d’identifier le type réel du contenu. Sous Windows, des outils tiers peuvent déterminer le type MIME à partir de la signature du fichier.
Utilisation de logiciels dédiés pour ouvrir un fichier .dat
Si Bloc-notes ne donne rien, tentez l’ouverture avec le logiciel supposé à l’origine du fichier. Pour les pièces jointes winmail.dat, utilisez un outil de décodage TNEF pour extraire les pièces jointes, ou demandez un renvoi du message en HTML/texte brut. Pour l’audio/vidéo, commencez par identifier le format (MediaInfo, outils d’inspection de signature) ; ne renommez l’extension qu’après confirmation.
- Vérifiez toujours le programme associé avant toute tentative d’ouverture de fichier .dat
- Essayez d’abord Bloc-notes pour déterminer si le contenu est du texte ou des données binaires
- Affichez les extensions de fichiers dans l’Explorateur (Affichage → Afficher → Extensions des noms de fichiers) pour éviter les doubles extensions trompeuses
- Analysez le fichier avec votre antivirus ; pour les contenus non sensibles, un service multi-antivirus peut offrir un second avis
- En cas d’échec, cherchez un éditeur dédié lié au logiciel d’origine
- Pour winmail.dat, utilisez un décodeur TNEF ou demandez à l’expéditeur d’envoyer en HTML/texte brut (désactiver RTF dans Outlook)
- N’ouvrez jamais un fichier .dat douteux ou reçu d’une source inconnue !
Ouvrir un fichier .dat, est-ce dangereux ?
Question cruciale : un fichier .dat n’est pas un format exécutable en soi. Windows ne l’exécute pas directement. Le risque provient du logiciel qui l’ouvre : un .dat malveillant peut exploiter une faille ou servir de leurre (faux type ou double extension) pour lancer un exécutable. La prudence s’impose donc, surtout pour les fichiers inattendus.
Évitez donc d’ouvrir aveuglément une extension de fichier inconnue, surtout si elle provient d’une pièce jointe e-mail inattendue. Passez systématiquement un coup d’antivirus, analysez-le sur une machine isolée, ou contentez-vous d’un éditeur texte sécurisé. Et méfiez-vous des utilitaires “miracles” trouvés sur Internet, qui promettent d’ouvrir tous les fichiers mystérieux.
Activez l’option Afficher les extensions des noms de fichiers dans Windows pour déjouer les pièges du type document.pdf.dat ou document.dat.exe lorsque les extensions sont masquées.
Reconnaître les fichiers à risque
Un fichier .dat tombé du ciel, expéditeur inconnu, taille minuscule ? Prudence absolue. Vérifiez toujours l’identité de l’expéditeur, le nom complet du fichier et sa taille. Les antivirus modernes détectent la plupart des malwares, mais rien ne remplace la vigilance humaine, surtout sous Windows où ce genre d’attaque est fréquent.
Gardez en tête que les attaques visent d’abord les plateformes les plus répandues sur le poste de travail (Windows en tête), mais tous les systèmes (macOS, Linux, Android, iOS) peuvent être ciblés. L’élément déterminant reste le logiciel qui interprète le fichier.
Bons réflexes pour minimiser les risques
Pas besoin de devenir paranoïaque, mais gardez votre antivirus à jour et refusez l’exécution automatique de tout fichier de données non sollicité. Ouvrez-les uniquement avec un éditeur texte ou sur une machine dédiée si nécessaire.
Pour manipuler un .dat inconnu, privilégiez une machine virtuelle ou un environnement isolé, surtout si le fichier provient d’une source non vérifiée.
Recevoir un winmail.dat est souvent un effet de configuration côté expéditeur : Outlook peut encapsuler le message et ses pièces jointes en TNEF sans que l’utilisateur s’en rende compte. En cas de doute, demandez un renvoi en HTML/texte brut plutôt que de suspecter une intention malveillante.
Quel verdict pour le fichier .dat ?
En résumé : le fichier .dat est un conteneur multi-usage, capable d’héberger presque tout type de données génériques, de la configuration logicielle à la vidéo secrète. Son contenu dépend entièrement du logiciel qui l’a généré et du contexte dans lequel il apparaît.
Si vous connaissez la provenance et que vous sentez la situation sous contrôle, foncez : ouvrez-le avec précaution, analysez-le avec un éditeur texte ou recherchez le programme associé. Pour les fichiers winmail.dat récurrents, optez pour des outils spécialisés.
Enfin, en cas de doute, laissez parler votre bon sens et faites confiance à votre antivirus : dans l’univers versatile du .dat, la prudence reste votre meilleure alliée.
Fondateur d’Azertytech et passionné de high-tech et d’informatique, je rédige des articles sur le sujet depuis 2018. Éditeur de sites et consultant SEO, j’utilise ce site pour partager mon savoir et ma passion de l’informatique à travers des guides, tutoriels et analyses détaillées.